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Le Grand Ski en Tarentaise

Les Jeux olympiques d'Albertville de 1992 ont consacré la Tarentaise « plus grand domaine skiable au monde ».

La vallée regroupe les plus célèbres stations d'altitude avec une notoriété mondiale qui s'appuie sur l'étendue des domaines skiables, la garantie neige et un vaste choix d'infrastructures et de prestations.

Pas moins de 1 400 km de pistes et 600 remontées mécaniques à la pointe de la technologie.

Domaine skiable des Trois Vallées

Domaines inter-reliés

Les Arcs
Les Ménuires
Ski hors pistes
Val Thorens

La diversité des sites (grandes stations, stations-villages, villages authentiques) est une richesse pour la vallée. Elle offre à la clientèle un choix très large d'ambiance, d'hébergement et de domaines skiables.

Loin d'être figées, les stations évoluent sans cesse pour répondre aux attentes de nos visiteurs, en termes d'animations, d'activités, d'environnement, de bien-être...

Si la plupart de la clientèle vient en hiver pour pratiquer le ski sous toutes ses formes, un certain nombre d'entre vous ne chaussent pas les skis et ont envie d'autre chose. Les stations proposent alors mille et une activités : randonnée, promenade en raquettes, balade en chien de traineau, visite culturelle...

Le monde entier se donne rendez-vous l'hiver en Tarentaise. Alors, pourquoi pas vous ?

Histoire du ski en tarentaise

Tout commence à la fin du XIXème lorsqu'un alpiniste grenoblois découvre un moyen de déplacement inédit dans les Alpes mais bien connu en Europe du Nord : le ski. Les premiers concours sont organisés en 1910, la première station de sports d'hiver est lancée en 1946. L'histoire fera le reste pour que la Tarentaise devienne le plus grand espace de ski au monde.

 

> Découvrez toute l'histoire du ski, de 1880 à nos jours...

La montagne, la neige, le ski, les vacances... voilà l'image de la Tarentaise aujourd'hui. Les skieurs viennent de toute la France et du monde entier pour profiter des joies de la glisse et de la montagne.

Tout commence à la fin du XIXème lorsqu'un alpiniste grenoblois découvre un moyen de déplacement inédit dans les Alpes mais bien connu en Europe du Nord : le ski. Les premiers concours sont organisés en 1910, la première station de sports d'hiver est lancée en 1946. 

L'histoire fera le reste pour que la Tarentaise devienne le plus grand espace de ski au monde.

telebenne.jpgCette belle aventure a été marquée par trois grandes étapes :

  • La découverte du ski 1880-1930
    - Les Français découvrent le ski
    - Le rêve des Trois Vallées
    - En savoir plus...
  • Les débuts du ski 1930 - 1960
    - Les atouts de la Haute Tarentaise
    - Une première station : Courchevel
    En savoir plus...
  • Le plein essor après 1960
    - Le Plan neige des années 1960
    - La quatrième génération
    En savoir plus...

 Cette aventure a profondément modifié le paysage socio-économique de la vallée.

 

La découverte du ski 1880-1930

Les Français découvrent le ski - 1878/1912

En 1878, lors de l'Exposition Universelle à Paris, l'alpiniste grenoblois Henri Duhamel remarque des skis dans le pavillon de la Norvège. Intéressé par ce moyen de déplacement, jusqu'alors inédit dans les Alpes, il décide de l'essayer. C'est le point de départ de l'histoire du ski alpin.

La première compétition de ski a eu lieu en Norvège en 1866. Le Guide Moderne de Savoie de 1910 révèle un engouement nouveau pour le tourisme hivernal dans les Alpes : « Depuis deux ou trois ans surtout (...) on a enfin reconnu toutes les beautés de la montagne d'hiver ; on s'est rendu compte que grâce à la pureté et à la sécheresse de l'atmosphère, à l'absence de vent, au ciel bleu et au soleil réchauffant de la Savoie, les sports virils de la neige et de la glace y étaient hygiéniques au plus haut point et procuraient même les sensations les plus délicieuses ».

En Tarentaise, le premier concours est organisé sur les hauteurs de Moûtiers à 550 m d'altitude le 13 février 1910. Des épreuves de ski et de bobsleigh se déroulent sur une route très pentue.

 

En 1912, la pratique du ski débute aux Avanchers et dès l'année suivante, le Conseil Municipal octroie 10 francs de crédits pour les concours de ski.

Le rêve des Trois Vallées

En 1925, Arnold Lunn, inventeur du slalom et créateur du Kandahar (compétition de ski), mène une mission dans les Alpes françaises pour découvrir un site qui puisse rivaliser avec ce qui existait déjà en Autriche.

Parcourant les massifs, il découvre un site exceptionnel, constitué de « trois vallées sensiblement parallèles, celles de Saint-Bon, des Allues et des Belleville, qui se prêtent à l'installation d'importantes stations. »

 

Le premier hôtel de la commune de Saint-Bon date de 1908 : le Lac Bleu. Mais il faudra attendre 1925, année de la mission de Lunn, pour qu'un premier hôtel soit ouvert pour la saison d'hiver.

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Jean Blanc, qui deviendra un grand champion de ski, témoigne des réactions face aux premiers skieurs : « Les vieux paysans qui étaient ici, quand ils voyaient ces gens disaient : Mais ce n'est pas possible ! Ces gens là, ils n'ont vraiment rien à faire ! Et ils vivent comment ? Ils ne font rien, ils se baladent !' »

 

Les débuts du ski 1930 - 1960

Les atouts de la Haute Tarentaise - 1930/1945

L'histoire du ski en Haute Tarentaise va connaître un développement important durant les hivers 1931-32 et 1932-33. En effet, les premiers skieurs qui connaissaient bien les stations villages de Haute Savoie sont déçus pour Noël 1932 : très peu de neige à Megève ou à Chamonix. Par contre, il y en a près de 50 cm à Tignes. Des groupes de skieurs de Paris et du Nord de la France optent donc pour la Haute Tarentaise. Le phénomène se reproduit l'hiver suivant. Les touristes affluent en masse.

En février 1933, le concours militaire de ski de la 14ème région ne peut avoir lieu à Briançon, faute de neige. C'est Tignes qui l'accueille.

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En deux hivers, la Haute Tarentaise avait fait ses preuves et devenait l'un des lieux de prédilection des skieurs.

Une première station : Courchevel 1945/1960

Alors que la pratique du ski en Tarentaise débute à partir des villages (Les Allues, Les Avanchers, Saint Bon, Tignes, Val d'Isère ...), l'année 1945 va marquer un tournant important.

En 1941 est mise en place une mission française pour créer une station internationale de sports d'hiver. La mission reprend les bases du rapport Lunn de 1925 (Arnold Lunn est l'auteur d'un rapport qui a mis en évidence l'immensité du domaine skiable des Trois Vallées).

Jusque là les Savoyards restaient assez réticents : leur pays était agricole et même si l'agriculture de montagne déclinait, ils avaient trouvé une compensation dans l'installation de nombreuses usines.

En 1945, le Conseil Général de la Savoie décide d'intervenir directement dans la création d'une station. Quelques hommes vont jouer un rôle essentiel : Pierre de la Gontrie (Président du Conseil Général), Pierre Cot (ancien ministre, vice-Président du Conseil Général) et Maurice Michaud (ingénieur des Ponts et Chaussées). C'est un projet un peu fou pour l'époque qui se dessine : construire une station de 5 000 lits sur le plateau des Tovets, au-dessus de Saint Bon, à 1 800 m d'altitude. Localement, le projet sera défendu par quelques jeunes du pays et notamment Jean Blanc qui, après la guerre, intégrera l'équipe de France de ski.

 

Créer une station en montagne se heurtait pourtant à deux écueils :

  • les alpages étaient des biens communaux que des générations et des générations d'hommes avaient entretenus. La station risquait de mettre en cause ces siècles de travail.
  • de plus, on continuait à penser selon le modèle des stations de la première génération : de vieux villages qui s'ouvrent au ski et non pas des stations créées de toutes pièces.

Pourtant, le 3 mai 1946, le Conseil Municipal de Saint Bon accepte de céder au département les alpages communaux : c'est l'acte de naissance de Courchevel.

Une difficulté se présente rapidement : quel nom va-t-on donner à cette station ? Les Tovets, nom de l'alpage ne paraît pas très adapté. Pierre de la Gontrie propose « Courchevel », du nom d'un hameau qui est un peu plus bas. On opte alors pour Courchevel Dessous et Courchevel Dessus. S'en suit une levée de boucliers de ceux de Dessous. Le qualificatif n'est pas très porteur.

On remplace finalement les adjectifs par des chiffres : ainsi naissent Courchevel 1550 et Courchevel 1850.

Signalons que le point le plus haut du plateau des Tovets n'est qu'à 1827 m d'altitude. Alors, pourquoi 1850 ? Tout simplement parce que la station a une rivale en la station de Val d'Isère, altitude 1849 mètres. Comme il fallait être mieux disant, on retiendra les 1850 mètres pour Courchevel.

 

Une station de deuxième génération

Courchevel est la seule station dite de deuxième génération. Elle a été créée ex-nihilo c'est-à-dire de toutes pièces sur un concept de « ski aux pieds » : pouvoir skier en sortant de son hôtel et y revenir sans déchausser.

Pour cette création, l'architecte urbaniste, Laurent Chappis, travaille avec un autre jeune architecte Denis Pradelle. Celui-ci va partir du principe que dans un lieu nouveau, il faut une architecture nouvelle : chalet sur pilotis, utilisation de la pente, recherche d'un ensoleillement maximal... Le tout, dans le respect de l'environnement avec, par exemple, la volonté que la hauteur des bâtiments ne dépasse pas celle des arbres.

Cette architecture sera ensuite assez fortement critiquée : pas assez « montagnarde », pas assez « tyrolienne » diront certains. Elle est de toute façon, représentative d'une époque : celle de l'épopée des stations.

 

Le plein essor après 1960

Le Plan neige des années 1960

Le « Plan neige » va initier un programme de construction de stations intégrées qui sont construites dans les alpages avec des domaines skiables d'altitude offrant une gamme de skis variés. Il répond avant tout à des objectifs de rentabilité en concentrant un maximum de lits touristiques dans la station. Nous sommes à l'époque de l'explosion de la demande au niveau de la pratique du ski.

Les stations de cette troisième génération reposent sur l'articulation entre le domaine skiable et l'urbanisation : grands bâtiments autour de la « grenouillère », rues piétonnes couvertes, etc.

 

Sont construites sur ce modèle La Plagne, les Arcs, Tignes, Méribel Mottaret, Les Menuires et Val Thorens.

La quatrième génération

Le gigantisme induit par le Plan Neige a conduit à un souci d'un urbanisme mieux intégré. L'idée de stations ressemblant à de grands ensembles urbains est abandonnée. Désormais, ce sont des stations de type « villages » ou stations-satellites qui sont construites, à une altitude moindre et avec une architecture plus traditionnelle : Valmorel ou Montchavin les Coches (station-satellite de La Plagne).

 

L'exemple de la vallée des Belleville est intéressant. Après la construction des stations des Menuires et de Val Thorens (3ème génération), c'est le village de Saint Martin de Belleville qui devient, à son tour, station avec une architecture intégrée à celle des anciennes habitations. Le nombre de lits touristiques est limité et les domaines skiables sont accessibles en remontées mécaniques.

Cette période entraîne également des rénovations architecturales dans les autres stations.

Aujourd'hui, même si le ski reste l'activité principale des séjours aux sports d'hiver, la clientèle recherche de plus en plus d'autres loisirs : promenade à pied ou en raquettes, repos, détente, découverte....

Depuis quelques années, des visites guidées sont organisées par la Fondation pour l'Action Culturelle Internationale en Montagne dans le cadre du produit « Archipels d'altitude. » Le but est de faire découvrir toute la diversité du patrimoine architectural des stations de sports d'hiver (plus d'infos sur www.savoie-patrimoine.com).