La vie d'autrefois
Jusque dans les années 1950, la Tarentaise était une vallée rurale et agricole, basée sur l'élevage laitier et le travail des champs.
Tous les habitants (ou presque) étaient paysans, certains cumulant une autre activité dans les industries de fond de vallée (les ouvriers-paysans).

Un territoire, une agriculture
Les principales caractéristiques de cette agriculture ont été déterminées par le contexte montagnard :
- des précipitations généreuses qui favorisent un herbage abondant
- un enneigement conséquent durant l'hiver qui empêche toute vie agricole extérieure.
- une difficulté de déplacement, accentuée par le relief, qui a conduit les villages à devoir vivre dans une relative autarcie, d'où une agriculture très diversifiée qui s'étage des fonds de vallées aux alpages.
Pendant des siècles, la vie s'est écoulée de façon immuable. Les hommes devaient produire ce dont ils avaient besoin, pour eux-mêmes et pour le bétail : blé ou seigle suivant l'altitude, vigne sur les coteaux ensoleillés, orge, avoine, pommes de terre, chanvre... sans oublier les nombreux jardins pour la culture des légumes (petits pois, choux, carottes, raves....) et les vergers pour la récolte les fruits.
L'élevage de Bovins
L'élevage était au cœur de cette civilisation rurale. Chaque famille possédait ainsi quelques vaches qui permettaient de fabriquer un fromage, la « grovire », l'ancêtre du Beaufort.
En été, pendant cent jours, les vaches étaient regroupées et conduites en alpage pour pâturer les prairies d'altitude. Cette « mise en estive » représentait un double intérêt pour les paysans : libérer la main d'œuvre pour la fenaison et économiser le fourrage nécessaire au bétail durant l'hiver.
Dans un milieu physique et climatique contraignant, la vie était rythmée par les saisons.
De cette civilisation agro-pastorale, que reste-t-il aujourd'hui ? Les cultures ont disparu, les paysans sont beaucoup moins nombreux mais les traditions sont toujours bien présentes. Les troupeaux de vaches tarines continuent de paître dans les prairies. Et chaque été, comme depuis des siècles, les vaches se retrouvent durant 100 jours, le temps d'une saison d'alpage.






