L'économie de la vallée
Avec ses 350 000 lits touristiques et ses grandes stations de sports d'hiver, la Tarentaise est sans doute la plus grande vallée touristique au monde.
Il n'en a pas toujours été ainsi car avant d'être touristique, la Tarentaise était une vallée rurale et agricole basée sur l'élevage laitier et l'exploitation des alpages.
Industrialisation et développement touristique
L'industrialisation de la vallée à la fin du XIXème siècle a été une chance. Les hommes ont pu rester paysans, tout en devenant ouvriers : c'était le début de la double-activité et l'exode rural était stoppé. Progressivement, et en parallèle s'est développé le tourisme : d'abord par le thermalisme puis par le tourisme d'été.
|
Le concept de station thermale est né au XIXème :
|
Le développement de ces stations thermales a amené les premières vagues touristiques en Tarentaise : aménagement de parcs, promenades, hôtels et casinos... Des sorties sont organisées avec les curistes en montagne pour leur faire profiter des bienfaits de l'altitude.
Très vite, un nouveau loisir est apparu : le ski. La Tarentaise est alors aménagée pour la pratique des sports d'hiver. A partir des années cinquante, des stations sont construites en altitude, au-dessus des villages pour accueillir une clientèle de plus en plus nombreuse, en recherche de grand air et de sensations nouvelles.
L'histoire du ski (En savoir plus) a été une longue aventure. Une aventure qui a bouleversé toute une vallée et ses habitants.
L'économie d'aujourd'hui
Le tourisme constitue le cœur de l'économie locale. Néanmoins les autres activités sont encore bien présentes.
Trois sites industriels subsistent en fond de vallée :
- Notre-Dame de Briançon (graphite et carbone),
- Petit-Cœur (ferro-alliages)
- Pomblière (chlore et sodium).
Ces sites représentent environ 1 000 emplois directs et vraisemblablement 4 000 emplois induits (maintenance, sous-traitance...), soit 8 % de la population active de la Tarentaise.

L'agriculture de montagne, qui ne regroupe plus que 2 % des emplois et 5 % de la population, a subi d'importantes restructurations : baisse du nombre d'exploitants, augmentation de la taille des troupeaux et des exploitations, mécanisation... Elle a pu se maintenir grâce à la fabrication d'un fromage à haute valeur ajoutée : le Beaufort.
Quant aux établissements thermaux, ils accueillent toujours 25 000 curistes par an.











